Pourquoi équilibrer une roue ?

Pourquoi équilibrer une roue ?

Parce qu’elle est déséquilibrée, et tout déséquilibre créé une vibration.

Cette vibration aura une double conséquence :

  • sur votre véhicule, elle engendrera des forces parasites qui vont avoir une influence sur l’usure des organes du véhicule (le pneu évidement mais aussi les rotules, silents-blocs, etc ….)
  • sur votre confort, la voiture vibrera à certaines vitesses, particulièrement le volant

D’où provient ce déséquilibre ?

Lorsque la roue tourne, à une vitesse généralement comprise entre 20 et 40 tours/seconde, chaque gramme de la roue est soumis à la force centrifuge. Si la roue était parfaitement homogène, et surtout si sa masse était parfaitement répartie autour de son  axe de rotation, les forces agissant en chaque point de la roue s’équilibreraient mutuellement.

La perfection n’étant pas de ce monde, les tolérances due à la fabrication du pneu et de la jante (et la présence de la valve) vont créer des excentricités, des décentrages et autre petites imperfections qui vont déplacer le centre de gravité de l’ axe de rotation de la roue. Il y aura un balourd. Pour contre balancer ce balourd, il va falloir lui opposer une même force. C’est le rôle de la masse d’équilibrage

L’équilibrage d’une roue peut se faire de plusieurs façons :

Directement sur le véhicule,  roue montée. Cette procédure d’équilibrage, faite avec un  appareil spécifique, n’est pratiquement plus utilisée aujourd’hui sur les véhicules légers. Pourtant elle a un grand avantage : elle prend en compte aussi les autres éléments en rotation et la roue est absolument dans sa position idéale, puisque déjà  montée.

L’équilibrage, roue démontée, peut se faire de façon statique ou dynamique.

L’équilibrage statique, qui consiste à placer une masse à l’opposé du balourd et ayant la même force centrifuge que ce balourd, éliminera ce déséquilibre, la résultante des forces étant nulle. Le problème n’est pourtant pas absolument résolu. Il faut aussi que la masse d’équilibrage soit sur le même plan que le balourd. Plus la jante est large, plus le problème risque de se poser. Un couple déséquilibrant viendra faire osciller la roue. D’où l’intérêt d’un équilibrage dynamique.

L’équilibrage dynamique prendra en compte le plan de pose de la masse. Les machines actuelles permettent de poser les masses non seulement sur les bords de la jante (cas de la jante en acier) mais aussi derrière le voile de jante, à l’intérieur de la jante, pour les jantes en alliage léger. Elle donne même la  possibilité de cacher les masses derrières les bâtons de jante afin d’améliorer l’esthétique. Elle est pas belle la vie.

Mais pour que l’équilibrage soit satisfaisant, il faut respecter quelques impératifs :

  • l’appareil pour équilibrer, comme tout appareil de mesure, doit être étalonné (cela parait évident, mais combien d’équilibreuses sont régulièrement étalonnées ?)
  • Le pneu doit être parfaitement centré sur la jante (Les manufacturiers conseillent, lors du gonflage, de monter la pression du pneu à 3,5 bars afin qu’il se mette correctement à sa place, puis de redescendre la pression  à la valeur définie pour le véhicule).
  • La roue doit être propre et exempt de saletés (pas de terre, pas de cailloux, etc)
  • La roue doit être parfaitement centrée sur la machine, et idéalement se trouver dans une position exactement conforme à celle qu’elle aura sur le véhicule (encore faut-il disposer des outils adéquats)
  • La jante doit présenter un voile, et une excentricité dans des tolérances acceptables.
  • Le pneu doit lui aussi présenter des caractéristiques compatibles avec un équilibrage (pas de déformation, pas de balourd d’origine trop important).